Oshibori

Sat September 23, 2006   |   http://outerspace.eu.org/2006/09/23/oshibori/

C’est le nom de cette serviette humide, souvent agréablement chaude, présentée en début de repas dans les restos au Japon. J’en profite pour râler contre l’usage de plus en plus répandu de lingettes désinfectantes sous plastique, moins exotiques et surtout beaucoup plus polluantes. Bref.

Hier soir, après m’être consciencieusement nettoyé les mains, j’ai machinalement plié ce petit carré de coton blanc en trois étapes: en long, en large, puis encore une fois. Et j’ai soudain réalisé que je reproduisais tout naturellement un comportement commun à bon nombre de Japonais. Alors qu’à mon arrivée, comme la plupart de mes amis gaijins, je laissais simplement la serviette en tas à côté de mon assiette. Eux, continuent de le faire. Serais-je plus caméléon?!

À part ça, Vincent m’a fait le plaisir d’une visite-éclair-surprise cette semaine. Sinon, j’ai trop de boulot pour avoir des choses intéressantes à raconter. Ça doit être l’effet rentrée.

Nadine @ 21:19
Catégories: En vrac

2 commentaires pour 'Oshibori'

  1.  
    SAUNIER
    Thu October 5, 2006 | 01:53 CEST
     

    Cette histoire d’oshibori me fait froid dans le dos : où vont les us et coutumes ?
    Moi qui croyais que le Japon était respectueux de leur histoire tout en étant dans le XXI siècle ! Et l’écologie, ils ne connaissent pas ?
    AMITIES et bon anniversaire !

  2.  
    Thu October 12, 2006 | 09:19 CEST
     

    Merci!

    Les Japonais ont une notion de l’écologie un peu particulière, malgré leurs traditions animistes et soi-disant proches de la nature. Ils trient relativement bien leurs déchets: brûlable, non-brûlable, bouteilles en verre, bouteilles en plastique, cannettes. On trouve des poubelles spécialisées devant les kombinis, dans les centres commerciaux, dans les gares, et à côté des distributeurs automatiques. Mais quasiment aucune autre poubelle, pas pratique… d’un autre côté, ils emballent tout consciencieusement, principalement avec du plastique: trois sushis dans leur écrin de plastique, dans une boîte en plastique, fermée avec un élastique en caoutchouc et soigneusement déposée dans un petit sac en plastique. Et ils n’aiment que le neuf, alors ils achètent beaucoup mais jettent également beaucoup. Et ils se gavent de thon et continuent à manger de la baleine, sans s’inquiéter des conséquences.

    L’écologie à la Japonaise, c’est bizarre.

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