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Merci Marie

( En vrac )

Ça fait 155 ans que ça dure. À Lyon, tous les 8 décembre, on met des lumignons aux fenêtres et aux balcons. Des petites bougies dans des verres colorés. Des milliers. C’est beau, vraiment.

Le 8 décembre est donc un jour spécial pour les Lyonnais, presque autant que Noël. Ah, les Illuminations… tradition tellement ancrée que certains expatriés la respectent aux quatre coins de France, voire aux quatre bouts du monde.

La légende la plus tenace veut que ce soit pour remercier la Sainte Vierge d’avoir sauvé la ville de la peste, il y a bien longtemps. Lyon a beau être encore une ville très religieuse, la fête est devenue aussi païenne que Noël, et, depuis une bonne dizaine d’années, tout aussi commerciale. On l’appelle maintenant la Fête des lumières (marque déposée?!). Je vais peut-être y faire un tour ce soir… j’hésite… les éclairages et les installations mis en place par la mairie valent certainement le coup d’œil, mais la foule, les stands de bouffe, les vendeurs de tout et n’importe quoi, la queue pour tout… pfff, j’en suis fatiguée d’avance.

Pétition

( En vrac )

Je n’ai pas l’habitude de faire passer les pétitions, mais il est parfois important de montrer son soutien à certaines causes:

http://vpress.la.coocan.jp/nezu-french.html

Elle concerne quelque chose dont on entend peu parler en France, puisque ça se passe au Japon et que ça ne touche pas grand-monde, juste quelques centaines d’enseignants. Depuis quelques années, ils sont sanctionnés, de plus en plus durement, à cause de leur acharnement à démontrer leur attachement à la démocratie à l’école.

Ah, le clou qui dépasse, il faut le remettre à sa place, n’est-ce pas?

Radio Presque Classique

( Humeurs )

Joey Starr interviewé sur Radio Classique… cette station ne cesse de m’étonner. Plus je l’écoute, plus je l’apprécie. Et pis ça me détend pendant que je bosse.

Leur invité d’hier, par contre, m’a foutu les boules: Jean d’Ormesson a avoué qu’il aimait tellement étudier que son père lui a dit un jour que lorsqu’il obtiendrait son premier diplôme, il chercherait tout de suite comment en avoir un autre. Et qu’il avait choisi de poursuivre ses études pour s’éviter d’entrer dans la vie active. Un fainéant touche-à-tout quoi. Comme moi.

Enfin… lui, ça lui a réussi…

Lumière!

( En vrac )

Mon deuxième jour à Grenoble, dans le tram.

Cette silhouette, cette grosse veste noire qui lui descend à mi-cuisses, ces cheveux noirs et raides noués en queue de cheval, cette peau blanche… les larmes me montent aux yeux, j’ai envie de crier “Nora, qu’est-ce que tu fais là?”. Mais je sais bien que ce n’est qu’une fille qui lui ressemble, de loin, parce que j’aimerais tellement qu’elle soit là.

Tokyo me manque soudain, encore plus. Je nous revois ensemble, à discuter et à rigoler, si différentes et si complémentaires. Je voudrais me planquer sous la couette, puis me réveiller sous une autre, celle qui sentait bon le tatami. Puis je réalise que, même si je pouvais retourner au Japon bientôt, elle serait déjà partie. Et qu’elle ne serait pas la seule à manquer à l’appel.

Même si je retrouvais Tokyo, ou Bangkok, ça ne serait jamais pareil. Bizarrement, ici tout me semble à peine changé, juste un peu mûri, et un peu brumeux aussi. La malédiction de l’expat…

Comme à la télé?

Je n’ai toujours pas la télé, et ça ne me manque pas vraiment… du moins, quand je me retrouve face au petit écran, impossible de m’échapper, alors je l’évite comme la peste. De temps en temps il me tombe dessus quand même, chez les autres, mes yeux indécollables des images qui bougent, ou dans certains restaurants, devant l’assiette qui refroidit.

Oui, dans certains restaurants, ya la télé. En Thaïlande, c’était les soaps locaux, aussi ennuyeux et mal joués que leurs pendants sud-américains. Au Japon, c’était les émissions de “cuisine”, gros plans sur des plats plus ou moins ragoûtants et sur des bimbos payées pour s’exclamer “Hmmm déliciiiiiieux!”.

Et en France, c’est les clips de musique de jeunes. Aujourd’hui, le temps d’avaler mon sandwich libanais, j’ai eu droit à deux merveilles de créativité: deux vidéos de tecktonik. Alors voilà, ya du boum-boum derrière (de la musique électronique qui ne casse pas de patte à un canard mort), et des gens devant, garçons et filles, visiblement amateurs passionnés, qui gigotent et s’affrontent dans des duels aux puissants relents de testostérone. Le tout filmé comme si c’était moi qui tenais la mini-caméra. Du grand art alternatif, je suppose.

En me basant sur cet échantillon de deux exemples pour une demi-heure de clips variés, je dirais que la chaîne spécialisée incriminée passe une centaine de ces fascinantes vidéos par 24h. Je félicite les réalisateurs de ces clips, qui doivent se mettre plein de gros billets dans les poches pour un budget ridicule.

Chers lecteurs tecktonikeurs, inutile de m’abreuver de messages d’insultes, j’ai pas critiqué les danseurs. Chacun danse comme il veut, m’en fous moi. Chers réalisateurs de mauvais soaps, de mauvaises émissions de cuisine et de mauvais clips, allez-y par contre, ça me fera plaisir.

Tiercé gagnant

( En vrac )

Quatrième lundi en France. Premier lundi sans que j’attrappe quelque chose, mon corps doit se réhabituer aux microbes locaux. Je peux donc annoncer les trois gagnants, dans l’ordre : Otite, Rhume, Bouton-de-fièvre. Quels jolis noms pour de si petites bestioles… la côte d’Otite, vieille jument encore pleine d’audace arrivée en tête, était pourtant bien basse! Si vous aviez parié sur elle, vous empochez en bonus une inévitable tringle à rideaux.

Faudra quand même un jour m’expliquer pourquoi j’ai une telle allergie pour le premier jour de la semaine. Bah, je suis contente de ne pas avoir joué au Quinté+ cette fois. À quand la prochaine course?