Les Japonaises aussi ont des poils, figurez-vous! Souvent, elles les rasent paraît-il, mais on peut aussi trouver des épilateurs électriques. Et heureusement, parce que je n’ai pas réussi à dégotter de transformateur pour mon épilateur Calor, malgré une bonne heure de recherche dans les petits stands spécialisés de Akihabara. Oui, car le système électrique est en 110V ici.
Donc je me suis décidée à acheter un appareil neuf. Made in China. Apparemment efficace, qui fait moins mal que l’autre (je viens juste de l’essayer), avec une petite tête qui gigote pour écarter la peau et retirer en douceur le poil (enfin, ça c’est ce que dit la notice toute en Japonais, pour ce que j’en ai compris). Et surtout, le transformateur est universel et léger, enfin des fabricants malins!
L’épilateur “Soie” de National, voilà la solution à un problème super-important de fille en vadrouille…
J’ai mis un mois à m’habituer aux longueurs délirantes des jours d’été français. En Thaïlande, le soleil nous accompagne de 5H à 18H, à 1/2H près, toute l’année. Des journées et des soirées qui commencent tôt, de bonnes habitudes.
En France, à 21H en août, il faisait encore lumineux. J’étais toute perdue.
J’arrive à Tokyo, et je dois me réhabituer au rythme “asiatique”: à 18H30, la nuit est tombée. C’est déjà l’heure du dîner…
Chemises blanches et pantalons noirs pour les hommes, chemisiers blancs et petites jupes noires pour les femmes. La Visage Pâle se sentait colorée ce matin dans le métro, dans les rues, dans les couloirs… visages renfrognés, fermés tout autour de moi, alors que j’avais envie de sourire à tout le monde. J’étais contente de retrouver quelques points de repère: bâtiments, stations de métro, lignes électriques omniprésentes, distributeurs de boissons, ascenseurs qui parlent.
Bref, c’est un peu comme à Paris sauf que je ne comprends pas ce qu’ils racontent!
Me voilà donc à Tokyo… tellement épuisée que je n’ai pas encore vraiment réalisé que je vais bientôt revoir les lumières de Shibuya, et que c’est mon nouveau chez-moi. Pour quelques temps. Douche, dodo, sushis et tout sera plus clair!
Pour info, ici il est presque midi, la nuit a été courte…
Me revoilà à Paris, même sensation étrange d’être à la fois à la maison et pas chez moi. Bizarre. J’ai comme l’impression que ça me fera le même effet quand je reverrai enfin Shibuya. Bizarre.
Je suis amoureuse. Une semaine de rêve avec elle, celle qui m’emmène au 7ème ciel en quelques secondes, apparemment sans effort. Comme l’an passé, avant même de la quitter, je savais que je serais déchirée et que me viendraient des pensées saugrenues: trouver n’importe quel boulot dans la région et m’installer là où je pourrais enfin rester avec elle… à vrai dire, je crois que c’est ce que je finirai par faire. Il me faudra attendre un si long moment avant de la revoir!
Elle ou sa petite soeur, en fait. Car elle sera probablement revendue d’ici-là, ma jolie aile orange, spéciale poids-plume. Bref, à part une grosse frayeur mais sans même une égratignure, mon deuxième stage de parapente s’est bien déroulé. La prochaine fois j’éviterai juste un peu mieux les sapins.