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Une autre, une autre!

( En vrac )

Pour me remettre de mes émotions hier, j’ai traîné mon petit corps meurtri jusqu’à Chiba, dans la banlieue de Tokyo, pour le festival de rock annuel: SummerSonic. Ma deuxième édition, puisque j’avais eu l’immense joie d’y voir Radiohead il y a trois ans. Cette fois, encore plus de scènes aux ambiances très différentes, dont une particulièrement agréable sur la plage, avec tatamis à l’ombre pour se détendre.

Le petit bracelet en plastique au poignet, pour entrer et sortir à volonté. La bouteille d’eau et les crackers. Le chapeau et la crème solaire. Le programme des festivités et le plan du site à la main. Et les bouchons dans les oreilles tout le temps, bien sûr. Parée pour faire la queue! Enfin… si j’avais bossé un peu mieux mon Japonais, j’aurais évité de la faire bêtement sous le soleil pour les produits dérivés, croyant pénétrer dans le stade. Bien fait pour moi. Bref. Bilan des courses:

Une mauvaise presque-surprise: Muse a encore été plutôt nul. Aucun contact avec le public (à part un élégant “fuck you“), ils se contentent pratiquement de rejouer leurs disques (et pourquoi pas en playback?!). Tout de même mieux que leur concert minable à la Halle Tony Garnier, mais c’était leur dernière chance. Même si la dextérité du principal auteur-compositeur-interprète fait toujours rêver, je me limiterai dorénavant aux albums.

Une bonne surprise: Linkin Park a été excellent. Une belle présence sur scène, une vraie rencontre avec le public, un bon choix de morceaux, joliment retravaillés. Un régal.

Un regret: je n’ai pas pu assister au concert de Massive Attack, snif.

Un détail émouvant: le chanteur de My chemical romance nous a déclaré sa joie de revenir pour ce festival, car, à cette occasion il y a deux ans, il avait décidé d’arrêter la drogue et s’y est tenu. Bon, j’ai pas vraiment accroché sur leur musique, mais c’était mignon.

Une découverte: She wants revenge. Premier album tout récent, et leur premier concert. Une voix et un son qui rappelleront des souvenirs à certains d’entre vous. Je les ai trouvés tellement bons que je suis retournée les voir ce midi à l’AppleStore de Shibuya, tiens.

Puis la marée humaine, pour rentrer sur Tokyo. Des week-ends comme ça, pas toutes les semaines hein…

Step by step…

( En vrac )

Voilà encore un classique du karaoke quantique.

Cette chanson, je l’ai eue un bon moment dans la tête, dans la nuit de vendredi à samedi. J’ai fait une rencontre, vers 23H… un personnage fort, qui m’a fait tapé le cœur si durement, comme s’il voulait s’échapper de sa cage. Il m’a laissée épuisée, frissonnante, hébétée. À peine dormi, à peine mangé, à peine bu, 12H durant. Je ne l’oublierai pas, c’est certain. J’ai encore mal partout. Surtout aux mollets.

Je confirme donc: le sommet du Mont Fuji, ça se paie! Et pour une non-sportive comme moi, ce fut intensément et durablement douloureux. À la descente surtout, qui n’en finissait pas, j’ai eu tout le loisir de repenser à cet excellent roman de Stephen King: “Marche ou crève”. “The long walk” en version originale. Oui, longue, la marche. J’ai été à une moustache de chat d’abandonner, à 2H30 du sommet, lorsque l’une d’entre nous a senti le “mal des montagnes” lui devenir insupportable. Mais j’ai continué à mettre un pied devant l’autre, mécaniquement.

Je suis contente de l’avoir fait. Après-coup. Le temps était idéal, les vues magnifiques, mes compagnons de route sympathiques. Mais je ne conseillerais à personne de le faire d’une traite comme nous: il faut absolument une longue pause au milieu, pour ne pas finir par s’imaginer en plein cauchemar éveillé.

Ce personnage fort, c’est l’oncle de mon amie Kiyomi, 73 ans, qui m’attendait patiemment à chaque fois que je flanchais (ce qui arrivait souvent). Qui nous distribuait régulièrement du chocolat. Qui nous disait: “encore un peu, deux heures environ”, en prenant soin de ne pas préciser “jusqu’à la prochaine étape”. Et qui nous a préparé des nouilles tout là-haut, pour nous réchauffer.

Merci à lui.

Ça déborde!

( En vrac )

Bon, pour octobre-novembre, ya plus de place hein!

Fred&Christèle du 5 au 22 octobre, puis Sophie&Nico du 18 octobre au 7 novembre, puis Stuart du 28 octobre au 20 novembre. Des chevauchements qui me permettront de ne pas avoir l’irritante impression de montrer les mêmes curiosités tokyoïtes trois fois de suite, c’est pratique. L’automne sera mouvementé, youpi.

Vide sidéral

( En vrac )

Pauvres routards galactiques, qui y ont passé 29 longues secondes. J’ai avalé les 4 derniers épisodes de la série britannique (merci ‘Man!) ce week-end, pour faire passer l’autre terrible vide d’après le départ des derniers visiteurs.

Mon petit ryokan fonctionnait à plein régime! La clim aussi, parce qu’il faisait un peu chaud ces derniers jours.