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Oshibori

( En vrac )

C’est le nom de cette serviette humide, souvent agréablement chaude, présentée en début de repas dans les restos au Japon. J’en profite pour râler contre l’usage de plus en plus répandu de lingettes désinfectantes sous plastique, moins exotiques et surtout beaucoup plus polluantes. Bref.

Hier soir, après m’être consciencieusement nettoyé les mains, j’ai machinalement plié ce petit carré de coton blanc en trois étapes: en long, en large, puis encore une fois. Et j’ai soudain réalisé que je reproduisais tout naturellement un comportement commun à bon nombre de Japonais. Alors qu’à mon arrivée, comme la plupart de mes amis gaijins, je laissais simplement la serviette en tas à côté de mon assiette. Eux, continuent de le faire. Serais-je plus caméléon?!

À part ça, Vincent m’a fait le plaisir d’une visite-éclair-surprise cette semaine. Sinon, j’ai trop de boulot pour avoir des choses intéressantes à raconter. Ça doit être l’effet rentrée.

Un an, déjà…

( Humeurs )

Le 15 septembre 2005, vers midi, je débarquais épuisée et dégoulinante de sueur chez Ludovic (et sa famille absente le temps d’une année scolaire en France). Un an plus tard, le bilan est plutôt positif: un projet de recherche qui avance quand même un peu, un tas d’expériences plus ou moins agréables mais toutes enrichissantes, des voyages, des rencontres, des périodes d’euphorie et des phases de déprime, dans un pays toujours plein de surprises.

Je ne sais pas combien de temps je vais rester. Six mois? Un an? Un peu plus? Ça dépendra des opportunités, et de mon humeur bien sûr.

Quoi qu’il en soit, cette année encore, j’ai bien profité. Et j’ai un peu plus grandi.

Pffff

( En vrac )

J’ai encore plein de choses à raconter, mais pas le temps! Je ne comprends pas comment j’arrive à me faire embarquer si facilement, mais je ne me plains pas: tant que je suis occupée, je n’ai pas l’occasion de réfléchir.

En vrac, ces derniers temps, beaucoup de musique et une remotivation pour apprendre le Japonais:

  • D’abord, les cours de Japonais ont enfin repris. Je n’avais pas tout oublié pendant l’été, et certaines structures semblent avoir enfin atteint ma mémoire à long-terme. Mais ya encore des progrès à faire…
  • Je suis en manque de BD, alors j’ai demandé à mes prochains invités d’apporter le stock commandé à la Fnac (faut qu’ils m’aiment pour se trimballer tout ça…), et je me suis décidée à acheter quelques mangas avec furiganas (*). Honnêtement, même une page par jour c’était trop ambitieux. Je me sens illettrée dans ce pays…
  • Samedi 26/dimanche 27 août, le festival électro Metamorphose dans la région de Shizuoka: à 3h de route de Tokyo avec 6 compères, dont 4 Japonais et demi, excellent exercice. Une nuit très agréable, de bons moments avec, aux platines, un Sébastien Léger en forme, et l’incroyable DJ Aki, une Japonaise qui nous a bluffés avec une session drum’n'bass ultra-dynamique.
  • Le dimanche soir, après quelques heures de sommeil, j’ai rejoint d’autres amis au festival de danse traditionnelle Awa-Odori. Franchement, le meilleur festival de ce genre que j’ai vu jusqu’à présent: des danseurs et musiciens déchaînés, un défilé de groupes aux styles très différents, et, pour une fois, les participants avaient l’air de s’amuser! J’en ai profité pour découvrir Koenji, un quartier populaire et attachant de Tokyo. Et également pour rencontrer un ami d’ami d’ami: Remka. Ah les artistes, ça me change des informaticiens, physiciens et autres scientifiques.
  • Jeudi dernier, Robert a débarqué d’Allemagne pour 5 jours, conférence oblige, avec un peu de fromage en guise de loyer. Il a cuisiné pour moi, et m’a présenté quelques amis linguistes. J’adore discuter avec les linguistes, ils ont toujours plein d’anecdotes rigolotes à raconter.
  • Dimanche après-midi, après avoir tranquillement récupéré d’une dure séance de karaoke et d’un rendez-vous galant à la Japonaise pas complètement réussi mais pas complètement raté non plus, je suis allée à la petite fête gratos organisée par le magazine PingMag. Bonne surprise: E.D.O. Echo Sound System, un gars qui mixe et une fille qui l’accompagne avec tout un tas d’instruments bizarres, entre autres une guitare d’Okinawa et un de ces petits synthés qu’on met à la bouche (si quelqu’un pouvait me dire comment ça s’appelle, je lui serais reconnaissante).
  • Et depuis hier, j’ai mon compte sur Mixi, le fameux réseau relationnel dont les Japonais raffolent. Un équivalent d’Orkut, mais uniquement en Japonais. Et bien sûr, il a d’abord fallu obtenir une invitation… presque un an de travail pour y entrer. Ah ah, j’ai réussi! Maintenant, faudrait que je m’en serve bien sûr. Pour ça, faudrait que j’apprenne à lire. Pas gagné.

Vous voyez, je ne m’ennuie pas.

(*) L’écriture Japonaise se compose de trois systèmes:

  • deux syllabaires, les hiraganas et les katakanas, de taille fixe, qui s’apprennent vite et qui permettent de prononcer n’importe quel mot (contrairement à l’Anglais, où la prononciation est souvent incohérente par rapport à l’écriture);
  • un nombre effrayant de caractères tirés de l’écriture Chinoise, dont la prononciation et le sens dépendent du contexte. Les kanjis sont longs et difficiles à apprendre…

Les furiganas sont les petits hiraganas ou katakanas accolés à un kanji pour en donner la prononciation. Ce qui permet de trouver rapidement dans un dictionnaire classique sa signification, plutôt que d’avoir à décomposer les traits, reconnaître les clés, puis chercher le caractère dans un dictionnaire spécial.