Archive du mois: February, 2007


O.S.N.I.

Mon Feb 26, 2007 @ 21:35 |

(Objet Skiant Non-Identifié)

Voilà, j’ai donc (presque) soigné ma bronchite à coups de remonte-pentes ces trois derniers jours. Cette année, nous sommes allés à Nozawa Onsen, du côté de Nagano. Petite ville agréable, avec une douzaine de onsens publics gratuits, dans de jolis bâtiments en bois, entretenus par des bénévoles. La pension, au nom générique au possible (Lodge Nagano), s’est avérée un bon choix: pas chère, tenue par des Australiens sympas et très serviables.

Les microbes ayant gâché mes nuits et absorbé une bonne partie de mon énergie, j’ai dû me contenter des pistes vertes pour jambes molles. Un accident aurait été malvenu en cette période particulièrement chargée côté boulot… mais c’était quand même un vrai plaisir que de sentir à nouveau la neige fraîche craquer sous mes skis, et le soleil inonder mes joues. Et suivre Shoko dans ses toutes premières descentes!

Errata sur shirako

Sun Feb 18, 2007 @ 21:56 |

Je vous ai récemment parlé du shirako: un organe blanc et mou du poisson, similaire à du foie. Il semble qu’il ne s’agisse pas du foie, mais plutôt de la gonade mâle… je dois admettre que la coucougnette de poisson, c’est fin, ça se mange sans faim.

Überacting: the key for a bloody suicide

Sun Feb 18, 2007 @ 10:50 |

Rassurez-vous, je ne compte pas me jeter d’ici peu de la Tokyo Tower, j’ai mieux à faire en ce moment. Car depuis hier, me voilà face à un terrible dilemme: ai-je enfin l’opportunité de changer radicalement de carrière?!

Non, rien à voir avec la récurrente crise de confiance qui fût l’objet d’un récent billet doux-amer: figurez-vous que j’ai entamé une carrière de star de la télévision japonaise. Si si.

Enfin presque. Faut commencer par le commencement: deux phrases complètes juste pour moi, dans une reconstitution express de l’histoire d’une Japonaise ayant traversé l’Australie en chaise roulante, en 1992. Damian a été parfait dans son rôle de docteur, et Tim excellait dans son rôle muet d’employé de bureau en fond de scène. Quant à moi, je me suis bien amusée à jouer une employée d’office du tourisme Australien.

Heureusement, pas besoin de savoir jouer pour ce genre de drama. Ou plutôt, pas besoin de savoir jouer pour un drama japonais tout court, l’essentiel étant justement de surjouer, largement au-delà de la limite du ridicule. Même pas besoin de savoir vraiment parler Anglais pour passer pour une Australienne: mon accent Français n’était rien à côté de la pitoyable performance d’une autre actrice amateur d’origine d’Europe de l’Est.

Ils nous ont gentiment fourni un script… en Japonais, qu’il a fallu d’abord traduire pour eux! Avec les indispensables well, you know et bloody qui ornent délicatement chaque phrase de l’Australien moyen. En exclusivité, petits veinards, voici la totalité de mon texte:

“Well, that route doesn’t have a path, you know, so it will be quite difficult. Crossing the Nullarbor on a wheelchair is bloody suicide!”

Je vous laisse imaginer la scène, avec moult gesticulations et grimaces exprimant toute l’ampleur de mon désarroi empathique. On voulait rajouter discrètement “Are you on crack?!”, mais comme je ne comprenais rien aux instructions au moment de tourner, j’ai raté l’occasion de le placer. Damian, authentique Britannique, a été meilleur que moi au moment d’improviser son propre texte: espérons que sa scène soit doublée, et pas juste sous-titrée…

Je vais donc bientôt passer à la télé, dans une émission prisée des femmes au foyer et des écoliers depuis une dizaine d’années. Je remercie d’ores et déjà mon agent et amie, Kiyomi, sans qui je ne serais rien. Et hop, à moi la gloire…

Pas de politique!

Mon Feb 12, 2007 @ 11:02 |

Bon, je m’étais un peu promis de ne pas parler de politique sur ce blog, parce que bon, j’aime pas trop ça, sur mon blog. Mais là, c’est juste pour dire que je suis bien contente que le Portugal se soit enfin prononcé pour la dépénalisation de l’avortement… même si seulement 40% des électeurs sont allés voter.

Pour les fanatiques de la défense de la vie de l’embryon, inutile d’envahir les commentaires, j’ai trouvé le bouton “effacer” dès les premiers spams. Non, ceci n’est pas un blog démocratique, c’est moi le chef.

Spaaaaam, spam, spam… (copyright Stuart 2006)