Archive du mois: June, 2007


Èèèèèèèèèèèè?!

Wed Jun 27, 2007 @ 09:41 |

J’en peux plus… depuis une semaine, je fais une fixation sur le malheureux “soooodayo néééééé!“, entendu dans un restaurant italien où je déjeune régulièrement. Exemple parfait de ces onomatopées de circonstance, débitées constamment, bruyamment et avec une voix de crécelle par certaines, pour exprimer avec force surprise ou approbation. Agressions sonores répétées qui accompagnent naturellement des conversations à la superficialité abyssale. J’aime beaucoup de choses au Japon. Mais faut payer le prix, socialement surtout, et des fois je ne suis vraiment plus d’humeur. Malgré les amis. Dont beaucoup partent très bientôt, ou s’y préparent déjà.

C’est tsuyu en ce moment, la saison des pluies. Journées chaudes et humides, comme j’aime, puis pluie continue ou intermittente et refroidissement brusque. Brouillard parfois. Un temps confus, indécis. Moi avec, depuis un moment. Mais le ciel s’est éclairci.

C’est décidé, je rentre à la fin de mon contrat. À bientôt pour l’apéro?

Sanbyaku

Sun Jun 10, 2007 @ 22:57 |

C’est comme ça qu’on dit trois cent ici. Juste histoire d’étaler ma science.

Ah non, c’est aussi pour remercier Pablo de m’avoir offert la BD de Franck Miller et Lynn Varley. Et pour remercier aussi John et Ryan de m’avoir proposé d’aller voir le film du même nom, dans les sièges confortables du ciné de Roppongi Hills. Oui, il vient seulement de sortir au Japon.

300: titre sobre pour une œuvre troublante. Esthétique impeccable, éthique discutable. Peu de temps morts, entassement de cadavres. Discours moderne sur fond antique. Plutôt convaincant, vraiment impressionnant. Bref, juste histoire de dire que j’ai aimé.

Le couteau à pamplemousse

Tue Jun 5, 2007 @ 00:10 |

Quel génie a inventé le couteau à pamplemousse?!

Depuis début mai, vous ne le savez peut-être pas, j’ai une coloc. Yuki, ancienne coloc de Tim, voulait exercer son Français (déjà excellent) et ne plus habiter avec un garçon (selon des critères purement biologiques, je suis une fille, paraît-il). Comme c’était une expérience que j’étais curieuse de faire, la colocation, et que Yuki me semblait une jeune femme très bien et fort sympathique, je me suis laissée tenter. En plus, ça me fait faire des économies, c’est pas plus mal. Et elle fait la cuisine aussi, alors on joue à s’échanger les plats, ou à mélanger allègrement les saveurs. Par exemple, la soupe miso se marie très bien avec le Boursin.

Yuki, donc, est venue avec ses affaires. Dont un engin étrange à deux extrémités tranchantes, qu’elle a rangé dans le tiroir à couverts. Ce soir, j’ai découvert à quoi ça sert: à découper des morceaux de pamplemousse, une fois le fruit coupé en deux. D’abord, les deux lames parallèles finement dentelées permettent de séparer les morceaux, en passant le long de la peau intérieure. Puis l’autre côté de l’appareil de torture, une lame crantée et recourbée, décolle avec facilité le fond de chaque morceau et le soulève proprement. Très professionnel. Et tout à coup, préparer du pamplemousse n’est plus une corvée!

Faut que je l’essaie avec une orange maintenant…

Le premier qui se plaint que je pourrais raconter des trucs plus intéressants, je lui répondrai que je fais ce que je veux. Alors c’est pas la peine.