Archive du mois: June, 2009


L’attaque des chouchous – le retour

Sun Jun 28, 2009 @ 18:44 |

Moi qui croyais avoir souffert le martyr pour nourrir les morfales qui me servent de colocs… la honte. J’ai appris hier que ce n’est pas ma peau qui est partie en lambeaux, mais le “lait de chouchou” qui se colle jusqu’à former une seconde peau pendant deux jours.

N’empêche, ça tire et ça gratte. Faut bien les peler sous l’eau.

Vive le Gîte des Sables. On y mange un très bon gratin de chouchous et on y apprend plein de choses utiles. À part ça, excellent week-end entre volcan, forêt primaire et Fête des goyaviers.

Ne ne ne, ima wa auf Deutsch!

Tue Jun 23, 2009 @ 15:30 |

Horreur… demain, dernière épreuve: l’oral d’Allemand. Épreuve facultative, donc je ne peux pas perdre de points, fort heureusement. Car, voyez-vous, j’ai un petit souci avec cette langue que j’aime bien mais que je n’ai pas parlée depuis plus de 15 ans: je comprends un peu à l’oral et à l’écrit, mais quand j’essaie de faire une phrase, les mots sortent en Japonais.

Plutôt ennuyeux.

Hier, par exemple, immer s’est naturellement imposé à moi pour dire maintenant, alors que ça veut dire toujours. Tout ça à cause de ima, en nippon.

Vraiment ennuyeux.

Ça me rappelle ce qu’Alexis avait expliqué à propos du bégaiement: quand on bute sur un mot, une liste de synonymes défile pour choper celui qu’on pense pouvoir prononcer à la place. C’est un peu pareil pour moi, là, à part que ça défile dans toutes les langues. Sauf en Allemand.

Mendokuseeeeeeeei.

Salsa anaérobie

Tue Jun 16, 2009 @ 08:54 |

Leçon 1: c’est bien de se concentrer sur les pas pour suivre la prof, mais il ne faut pas oublier de respirer.

Sinon, l’univers se met à tournoyer et les pommes ne sont pas loin de t’accueillir, petits bras ouverts (oui, les pommes ont des bras, surtout quand le cerveau manque d’oxygène).

Expérience intéressante. J’ai pu constater l’étendue de mon manque de coordination, consternant. Mais Alice est motivée, alors on y retourne la semaine prochaine…

Étape 3

Tue Jun 9, 2009 @ 09:07 |

Voilà. Ce qui me causait le plus de souci est passé: j’ai couru hier le fameux 1500m qui va me faire perdre plein de points… je savais que j’aurais entre 2 et 3, sur 20 bien sûr, heureusement coefficient 0,5. Mais je ne voulais pas avoir 0. J’ai ma dignité, hein.

Donc, je les ai finis ces foutus quatre tours de stade sous le cagnard, sans m’arrêter, sans tomber dans les pommes. En rythmant mes pas grâce à la petite chanson que les Cuefiens m’avaient concoctée à mon départ, sur un air de Balavoine. Et en sentant Fanny à mes côtes, la seule qui a réussi à me faire courir 17 minutes d’affilée en me faisant la conversation. “Allez, encore un peu, tu peux le faire!”.

Hier donc, je devançais royalement deux candidates sur les douze de ma série. Ok, c’était les deux qui s’étaient blessées quelques mois avant et n’avaient pas pu s’entraîner ni se faire dispenser. Mais quand même.

Au final, j’ai eu l’énorme surprise de réaliser que mon pauvre entraînement, et les bons conseils de mes potes, avaient quand même donné quelque chose, puisque j’ai obtenu la note inimaginable de 4,5! Hé oui, je n’ai mis que 9’48.

On se moque pas. C’est véritablement un exploit. Pour moi.

Rappel des exploits précédents: première et deuxième étapes.

L’attaque des chouchous

Mon Jun 1, 2009 @ 19:34 |

La semaine dernière, je me suis fait bouffer la main par un chouchou. Je ne m’y attendais pas franchement, vu que l’animal en question n’est qu’un pauvre légume local en forme de poire, certes avec une peau dure et acnéique.

Pour que mes gentils colocs puissent se nourrir à leur retour de l’hôpital ce soir-là, j’avais décidé de préparer un gratin de chouchous, donc. Gilberte, mon mentor créole, m’avait donné la recette: tu les épluches, tu les fais bouillir longtemps, tu les mets dans le plat à gratin avec ce que tu veux, et voilà. Comme une courge quoi. Rien de bien difficile, a priori.

Pour pouvoir écorcher les bestioles, j’ai dû les tenir fermement dans la main gauche. C’est qu’elles se défendent! Elles glissent, elles s’échappent… y’a fallu batailler sec, mais j’ai réussi à les balancer en morceaux dans la casserole. J’ai cru avoir gagné!

Peu après, ça a commencé à me gratter dans la paume. Puis à tirailler. Puis à sérieusement peler. Heureusement, j’ai deux médecins et un infirmier sur place… j’ai dormi avec un beau bandage plein de crème pour grands dermatosés. Le lendemain soir, j’avais perdu une couche complète de peau: une vraie main de bébé.

En même temps, j’ai appris ce jour-là que j’étais admissible, alors même pas mal hein.

Bref, en résumé: méfiez-vous des chouchous. Faut les éplucher sous l’eau, tous les créoles savent ça. Tellement que Gilberte n’a pas pensé à me le dire. Ouain.