Puthaandu vaazhthukkal !

16:20 | Pas de commentaire

Comme on dit ici. Enfin, il paraît. Je ne sais pas encore le prononcer: le tamoul est une langue très étrange, et les locuteurs ont cette tendance à parler extrêmement vite qui ne va pas me faciliter la tâche. Un peu les Italiens du coin.

Donc bonne année, bonne santé, tout ça. Et bien sûr, bons voyages, intérieurs comme partout ailleurs.

Tamoulicisme

20:04 | Pas de commentaire

La phrase localisée du jour :

« Si l’arbre était tombé 10 cm plus loin, ma voiture aurait été écrasée comme un chapati ! »

Elle est pas de moi, j’en suis fort contrite.

Merci Thane-chan

18:41 | Un commentaire

Je vous souhaite à tous une merveilleuse année 2012. Le 1er janvier même, appréciez l’effort. Depuis le Café des Arts de Pondy, où il fait bon se prendre un petit thé au calme.

L’année fut bien remplie, et pleine de surprises. Jusqu’au bout. Le soir du 29 décembre, un agité s’est invité par chez nous alors que je n’avais pas encore bien compris où j’étais. Des trombes d’eau se sont engouffrées par les fenêtres mal agencées qui ne ferment pas vraiment, et ont inondé une partie de l’appart. Un vent à décorner les vaches indiennes pendant 24h, arrachant si aisément les toits, les portes, les plus lourdes branches des beaux arbres de la ville, quand on attend cloîtré dans le noir, c’est tout de même légèrement impressionnant.

J’ai pu admirer l’écrasante supériorité de Chloé, moi qui pensais être une pro du je-dors-dans-n’importe-quelles-conditions: les volets et fenêtres qui claquent violemment, le vent qui hurle, l’eau qui s’écrase sur les vitres, et elle s’est réveillée comme une fleur vers 6h30… parce qu’elle avait un peu soif. Je m’avoue vaincue.

Bref, mon premier cyclone. Deux ans et demi à La Réunion sans en voir un seul, deux jours et demi en Inde et le voilà. Une bonne conclusion à 2011.

Évidemment, pas facile de trouver un endroit sympa en état de nous faire passer une belle soirée de Nouvel An. Je crois que c’était le réveillon le plus naze de ma vie, mais en bonne compagnie, c’est l’essentiel.

Modifié le 9 février car l’article de Libé a disparu, le voilà remplacé par l’article en anglais de Wikipedia.

Notice

19:20 | 2 commentaires

Ne pas brancher le batteur électrique avant d’avoir bien enclenché les fouets. Et surtout, ne pas se rater quand on a encore la main dedans et qu’on cherche la position pour décrocher les fouets en question. Je confirme, ça fait mal.

Rien de cassé, juste un joli hématome au petit doigt pour me rappeler qu’il faudrait garder le cerveau allumé même pour les travaux dits manuels, auxquels je suis si peu habituée. Bon, je retourne à ma dangereuse mousse au chocolat.

Le coup de la panne

21:35 | Pas de commentaire

Ces derniers temps, les Kamis ont décidé de tester ma résistance à la fatigue et au stress. Je pense m’être bien zénifiée depuis mon départ de Paris, j’espère donc avoir réussi l’examen. Faut que je vous raconte, mais c’est un peu long.

Le coup de la panne, c’est la bonne blague de la semaine des derniers dossiers et projets à rendre pour la fac et de l’attente d’une date pour l’inspection. Une période déjà assez difficile comme ça, avec des nuits de 4h en moyenne. Mais les voies de la Loi des Séries sont impénétrables.

Comme tous les soirs après l’école, je grimpe les lacets de la belle route des Plaines en écoutant les podcasts d’Inter. La routine quoi. Et là, ploc, plus rien dans la pédale d’accélération et la p’tite Micra qui s’arrête, sans même toussoter. Juste *ploc*.

Petit moment de panique, parce que la route est étroite donc je dérange, et qu’il est déjà 17h et que le soleil va se coucher et que les garages sont déjà fermés et que j’ai pas que ça à faire. J’ai bien de l’essence, la batterie est neuve et j’ai encore du jus, et pourtant impossible de redémarrer.

Avant, j’aurais juste complètement crisé, crié ma haine du monde, appelé le monde entier au secours parce que c’est clair je n’arriverai jamais à m’en sortir toute seule chuis trop nulle, donné quelques coups de pieds dans les pneus, hurlé de douleur parce que j’ai cogné trop fort, pensé que le sort s’acharnait sur moi, pleuré de désespoir et de frustration, arrêté une voiture au hasard et essayé d’apitoyer son conducteur. Mais non. Je décide d’en rigoler un bon coup et de chercher calmement une solution.

Long moment de solitude, à passer des coups de fils dans tous les sens : l’assurance qui m’annonce que je dois me débrouiller puisque je suis à moins de 20km de chez moi, un pote qui me cherche des numéros de dépanneurs, les dépanneurs qui me proposent leur aide pour une somme exorbitante sans pour autant soigner ma pauvre voiture… va falloir la faire remorquer dans un sens, puis dans l’autre pour la déposer dans un garage et la faire réparer, tout en louant un véhicule jusqu’à mon départ, et ptêt même rater l’école le lendemain pour régler tout ça. Allez, j’en rigole encore un coup en avalant ma dernière barre de chocolat. Et là, ma chance tourne.

Un 4×4 s’arrête et trois gaillards du coin proposent de me tracter jusqu’en haut. Vite fait bien fait, je suis sanglée et remorquée jusqu’à une station-essence. Ils connaissent le patron, qui appelle un pote garagiste, qui propose de passer chercher la voiture à la station le lendemain pour faire le diagnostic. Je laisse la clé, je me fais récupérer par mon pote, j’appelle un collègue qui passera me chercher le matin pour qu’on fasse la route ensemble. Je rentre chez moi, je cherche des numéros d’agence de location de voiture. Je souffle, je dîne, je prépare ma journée du lendemain. Tout va bien.

Le lendemain, le diagnostic tombe : l’allumeur est mort. Une pièce à 800€ qu’il faut commander en métropole, et comme c’est la période des fêtes, la poste donne priorité à l’alimentaire. Il faut compter 2 à 3 semaines, mais c’est pas sûr. Et moi, je décolle le 26. Et 900€ de réparation + 500€ de location, pour un véhicule acheté 2000, sans garantie de pouvoir le récupérer avant de partir, dur dur. Petite déprime, mais je me laisse la nuit pour y réfléchir.

Mon collègue va me trimballer toute la semaine puis je prendrai une voiture de location. Et son frère est mécano : une pièce comme ça, ça doit se trouver dans une casse et il peut la monter si tu veux. Je rappelle le garage pour leur demander, mais ils n’aiment pas monter ce genre de pièce d’occasion. Sur une Micra, la panne d’allumeur est classique, vaut mieux une pièce neuve. Le frère confirme, vaut mieux du neuf. Bon ok, je vais re-réfléchir.

Le vendredi, je passe à l’agence de location, en fait une petite famille qui loue des bungalows et quelques vieilles voitures. Je leur raconte ma mésaventure, ils me louent un truc qui roule et le patron, bricoleur, me donne le numéro d’une boutique à St-Pierre spécialisée dans les pièces neuves. Le lendemain, je cherche les références de l’allumeur, j’appelle la boutique, ils ont la pièce en stock à 550€. Tout va bien.

Le lundi suivant, je rappelle le garagiste qui accepte de monter la pièce. Le mardi, l’inspectrice me pose un lapin. Le mercredi, je passe chercher la pièce et… ils ne trouvent plus la boîte. Pas grave, leur boutique à St-Paul en livrera une le lendemain matin, et ils s’arrangeront pour l’apporter au garage dans la journée. Tout va bien.

Le jeudi, pièce livrée. Le vendredi matin, voiture réparée et inspection passée. Le vendredi soir, voiture de location rendue, quasi-pleine lune magnifique, Titine récupérée en pleine forme, puis délicieux resto à St-Pierre entre amies. Tout finit bien.

Alors, les Kamis, j’ai fait des progrès, non ?! En retour, j’ai constaté que vous aviez augmenté mon quota de chance, vous êtes des amours. Et pis, les gens sont sympas ici, quand même.

Bref, si ça continue, je vais finir bonzesse, méditant tranquillement sous le visage bienveillant de Javayarman VII. Bonzesse moderne, avec mobile, appareil photo et ordi connecté évidemment. Mais sans voiture, c’est mauvais pour le karma.

Inspectée

19:44 | Pas de commentaire

J’ai enfin reçu la visite de notre Inspectrice de l’Éducation Nationale. J’attends le rapport avant de me prononcer, mais elle m’a semblé humaine. Ça paraît idiot de dire ça, mais dans ce système grippé et absurde qui tend à faire oublier les finalités du métier au fur et à mesure qu’on grimpe les niveaux hiérarchiques, ça m’a rassurée: tout n’est pas perdu.

Comme la Conseillère Péda, elle a apprécié l’ambiance de travail et la relation que j’ai pu établir avec les élèves, a formulé des critiques constructives et justifiées, et m’a donné des pistes d’amélioration raisonnables. Une inspection qui sert à quelque chose, quoi.

J’avais prévu une séance de découverte des haïkus. Une séance qui me tenait à cœur, car elle résume ce qu’il me semble important de (re)donner aux élèves: la curiosité du monde, la capacité de se poser seul des questions et l’envie de faire l’effort de chercher des réponses, le plaisir de jouer avec les langues et donc de mieux comprendre et apprécier la sienne. Les gamins étaient tout contents d’entendre quelques mots en japonais, de découvrir un autre système d’écriture, de comparer les langues, d’apprendre à écrire une traduction. Un bonheur pour moi aussi.

Je craignais vraiment qu’elle ne puisse pas venir avant mon départ. D’abord, j’avais bien envie d’être débarrassée de cette lourde épée en même temps que du 3ème lourd semestre de la fac. Mais aussi, et c’était moins avouable, parce qu’il faut un rapport d’inspection pour avoir une chance d’avoir son dossier étudié par les commissions de recrutement des écoles françaises à l’étranger. Je vais donc pouvoir ranger ce précieux document en attendant le précieux diplôme de FLE que je devrais obtenir bientôt, et penser sereinement à la suite…

Bref, la todo-list 2011 se réduit, j’en vois le bout ! Yahouuuu !

8 décembre tamponnais

19:40 | Pas de commentaire

Mon deuxième 8 décembre au Tampon, et je ne me fais toujours pas à ce nom étrange. Lumignons improvisés sur le balcon, merci ‘Man pour les bougies spéciales arrivées à temps avec les papillotes, ça fleure bon les fêtes tout ça. Donc ici, la chaleur qui monte, les flamboyants qui explosent et les litchis qui alourdissent les branches.

Dans quelques jours, je démarre les cartons et je dis bybye à cette superbe vue sur la mer. Peut-être pour en gagner une autre? La fin de l’année devrait encore être pleine de surprises (plus agréables que le report de mon inspection à demain, j’espère).

Corvée salvatrice

18:58 | 2 commentaires

Si on m’avait dit qu’un jour, je trouverai détendant de balayer ma terrasse…

Et pourtant! Les derniers rayons du soleil, si doux sur ma peau et ma rétine. Les gestes mécaniques, cerveau enfin inutile. Les effets immédiats de mes va-et-vient ridicules. Ouais, ça m’a fait une courte pause bienvenue.

J’en ai eu envie, d’un coup, comme si mon esprit savait qu’il fallait que je m’arrête un peu de cogiter et d’accumuler les trukafères sans en voir le bout. Entre deux attaques de microbes, trois projets à rendre, quatre jours de classe à préparer.

Je peux m’y remettre maintenant. Allez, c’est bientôt fini.

Visitée

19:14 | Pas de commentaire

Ce matin, une Conseillère Pédagogique de Circonscription est venue dans la classe pour me préparer à l’inspection prévue en décembre. Aucun stress: je suis tellement épuisée depuis des semaines que je n’ai rien senti passer!

Comme l’année passée, ce fut une bonne surprise: des critiques constructives, de véritables conseils, et des remarques positives sur l’ambiance de classe qui font toujours plaisir. Évidemment qu’il y a plein de choses à améliorer, surtout que je n’ai pas le temps de faire tout ce que je voudrais hélas, mais on ne m’a pas prise de haut, on ne m’a pas sorti qu’il faut tout reprendre à zéro, que j’ai rien compris, à coups de “il faut cadrer les élèves mademoiselle!”. Euh ouais mon gars, mais plus précisément, tu peux m’expliquer?

J’avoue, j’ai toujours pas digéré les visites du “conseiller” quand je n’étais qu’une pauvre stagiaire. Je suis rassurée de voir que ce n’est pas juste le titre qui rend les gens méprisants.

Bon, ok, elle m’a dit qu’il fallait que je range ma classe. J’admets, c’est presque autant le bordel là-bas que chez moi. Alors après le soutien, j’ai rangé un peu. Et j’ai déclenché l’alarme en partant, on m’avait encore oubliée dans l’école…

Encore une

18:21 | 5 commentaires

… que j’ai pas vu passer. J’espère ne pas avoir à me redire ça l’an prochain. Enfin, plus jamais en fait.

Cette fois, c’était sans mes petits élèves car j’étais en formation. Donc Papy Brossard, ça sera pour jeudi.

Le très précieux cadeau de ce soir: je ne bosse pas un poil, et je vais me coucher tôt. Pathétique, hein?!

22:28 Ah, je me suis offert un petit plaisir supplémentaire: je viens de regarder “9“, superbe film d’animation. Pas pour des yeux trop jeunes car c’est un peu sombre, mais vraiment chouette. Ça doit bien faire 6 mois que j’avais pas vu un film en entier… hop, au dodo. Hé oui, 22:30 en ce moment, c’est tôt!